
En tant qu’agent de propreté, je le vois tous les jours : des visiteurs cherchent une poubelle dans Mafate et, n’en trouvant pas, s’agacent. La vérité, c’est que chaque déchet que vous abandonnez devient un fardeau financier et logistique direct pour les habitants. Remonter votre sac-poubelle n’est donc pas un simple geste écologique, c’est la seule et unique marque de respect possible envers la communauté qui vous accueille dans ce lieu unique au monde.
Vous arrivez à La Nouvelle, Aurère ou Marla après des heures de marche. Vous avez chaud, vous êtes fatigué mais heureux. Vous sortez votre pique-nique, vous déballez tout et, une fois le repas terminé, le réflexe : où est la poubelle ? Vous cherchez. Rien. Pas un bac, pas un conteneur. L’agacement monte chez certains. « Comment un lieu si touristique peut-il être si mal équipé ? », pensez-vous peut-être. C’est là que se situe le plus grand malentendu sur Mafate.
Beaucoup pensent qu’il suffit de « laisser le lieu propre » par principe écologique, comme on le ferait dans n’importe quel parc national. Mais ici, la réalité est bien plus crue, bien plus humaine. L’absence de poubelles n’est pas un oubli ou une négligence. C’est la conséquence directe d’un isolement géographique extrême qui transforme chaque gramme de déchet en un problème complexe et coûteux. Parler de « gestion des déchets » à Mafate, c’est parler d’hélicoptères, de budgets colossaux et du quotidien d’une poignée d’habitants.
Cet article n’est pas un énième appel à « ne laisser aucune trace ». C’est le carnet de route d’un agent de terrain qui va vous expliquer, concrètement, ce qui se passe après votre départ. Nous allons décortiquer le coût réel d’une bouteille en plastique abandonnée, les risques sanitaires que vous évitez en étant prévoyant, et comment vos choix, même les plus simples comme celui de votre repas, ont un impact direct sur l’économie et la vie des Mafatais. Oubliez l’écologie abstraite ; ici, nous allons parler de solidarité par le sac, de respect et de la dignité d’un lieu forgé par l’histoire.
Pour comprendre les multiples facettes de cet enjeu, nous aborderons les aspects pratiques de votre visite, de la gestion de l’eau à celle de votre argent, et comment chaque détail est lié à cette responsabilité partagée. Suivez le guide, et vous ne verrez plus jamais votre sac-poubelle de la même manière.
Sommaire : Comprendre l’impact de vos déchets dans le cirque de Mafate
- Pourquoi tout coûte plus cher (même l’eau) dans les îlets de Mafate ?
- Comment purifier l’eau des ravines si vous êtes à court de bouteilles ?
- Rivière des Galets ou Col des Bœufs : quel accès est le plus facile pour les familles ?
- L’erreur de photographier les habitants sans demander comme dans un zoo
- Hélicoptère ou marche : quand réserver le vol retour pour ne pas remonter à pied ?
- Repas créole en gîte ou pique-nique : quelle option soutient l’économie des Hauts ?
- Espèces ou chèque : pourquoi la carte bancaire ne passe jamais à Marla ?
- GR R1 ou R2 : lequel choisir pour une première traversée de 12 jours en autonomie ?
Pourquoi tout coûte plus cher (même l’eau) dans les îlets de Mafate ?
Quand vous achetez une bouteille d’eau ou un paquet de gâteaux dans une petite boutique de Mafate, vous payez bien plus que le produit. Vous payez son voyage. Chaque produit, chaque matériau de construction, chaque objet du quotidien arrive ici par les airs. L’hélicoptère est l’unique camion de livraison. Cette logistique a un coût exorbitant qui se répercute sur tous les prix. Mais le véritable problème, c’est que ce qui entre doit aussi sortir, et c’est là que votre rôle devient crucial.
Les déchets que vous produisez ne peuvent pas disparaître par magie. Ils doivent être collectés, rassemblés et évacués. Et comment ? Par hélicoptère, encore une fois. C’est là que le bât blesse. Chaque année, des opérations de désencombrement sont organisées, et les chiffres donnent le vertige. Pensez-y : selon le Parc National de La Réunion, une seule opération d’évacuation de 20 tonnes de déchets a coûté 50 000 €. Cela représente une « taxe invisible » de 2 500 € par tonne, un coût supporté par la collectivité et, indirectement, par les habitants qui voient ces budgets s’envoler au lieu d’être investis ailleurs.
Lorsque vous laissez votre bouteille vide, vos emballages ou vos restes derrière vous, vous ne faites pas que salir un sentier. Vous ajoutez littéralement du poids et un coût au fardeau logistique des Mafatais. Remonter ses propres déchets n’est donc pas un acte militant, c’est le minimum syndical pour ne pas imposer vos frais aux autres. Votre sac à dos doit être un système en circuit fermé : ce que vous amenez plein, vous le remontez vide. C’est aussi simple et aussi fondamental que cela.
Comment purifier l’eau des ravines si vous êtes à court de bouteilles ?
L’une des principales sources de déchets en randonnée est la bouteille d’eau en plastique. La tentation est grande de boire directement dans les ravines et les cascades qui semblent si pures. C’est une erreur potentiellement grave. L’eau de Mafate, même si elle paraît cristalline, peut être contaminée par des déjections animales (rats, tangues) et vous exposer à une maladie sévère : la leptospirose. Les statistiques ne mentent pas, car d’après Santé Publique France, La Réunion a enregistré 171 cas de leptospirose en 2023, dont 70% ont nécessité une hospitalisation.
Le risque est bien réel, comme le prouve le témoignage de cette randonneuse ayant contracté une forme sévère de la maladie dans le bassin Pilon, un lieu pourtant réputé. Elle a bien précisé ne pas avoir de plaie ouverte, ce qui montre que le simple contact avec l’eau peut suffire. Alors, comment concilier hydratation, sécurité et zéro déchet ? La solution est simple et légère : la gourde filtrante ou les pastilles de purification (type Micropur).
Cet équipement est un investissement minime au vu des bénéfices. Il vous permet de vous réapprovisionner en toute sécurité dans les nombreuses sources du cirque, tout en évitant de transporter et de devoir gérer plusieurs litres de bouteilles en plastique. Vous allégez votre sac, vous protégez votre santé et vous participez activement à la réduction des déchets à la source. C’est l’un des gestes les plus intelligents et responsables que vous puissiez adopter avant même de mettre un pied dans le cirque.

Comme on le voit sur cette image, l’utilisation d’un système de filtration est un geste simple qui transforme n’importe quelle source fiable en eau potable. En adoptant ce réflexe, vous vous offrez une autonomie quasi illimitée en eau, tout en faisant un cadeau inestimable à l’environnement de Mafate. C’est un exemple parfait de « solidarité par le sac » : un petit changement dans votre équipement qui a un impact énorme sur le milieu.
Rivière des Galets ou Col des Bœufs : quel accès est le plus facile pour les familles ?
Le choix de votre point d’entrée dans Mafate n’est pas anodin, surtout en famille. Il conditionne la difficulté de votre première journée, mais aussi votre logistique « déchets ». Les deux accès principaux, le Col des Bœufs depuis Salazie et la Rivière des Galets depuis Le Port/La Possession, ont chacun leurs spécificités. Il est crucial de les comprendre pour démarrer votre séjour du bon pied et en accord avec les principes de respect du site.
L’accès par le Col des Bœufs est souvent privilégié pour sa descente relativement rapide vers La Nouvelle. Cependant, il implique de laisser son véhicule dans un parking payant en altitude. L’avantage, c’est que vous y trouverez les derniers conteneurs de tri avant de vous engager dans le cirque. C’est votre ultime chance de vous délester des emballages superflus de dernière minute. La Rivière des Galets, quant à elle, offre une approche différente. La marche est plus longue mais le dénivelé est moins brutal. L’aventure commence par une piste en 4×4 (payant) qui vous dépose à « Deux-Bras », le point de départ réel de la randonnée. Là aussi, des points de collecte existent, et utiliser les services des transporteurs 4×4 participe à une économie locale essentielle.
Pour vous aider à choisir, voici une comparaison directe des deux options, information cruciale pour planifier une randonnée familiale réussie et responsable.
| Critère | Col des Bœufs | Rivière des Galets |
|---|---|---|
| Difficulté | Modérée | Facile mais plus long |
| Durée jusqu’à La Nouvelle | 3h descente | 7h30 de marche |
| Parking | Gardienné et payant | 10€/nuit sécurisé |
| Points de tri déchets | Conteneurs au parking | Point de départ 4×4 |
| Avantage familles | Plus court, sentier balisé | Moins de dénivelé |
| Impact économie locale | Indirect | Emploi transporteurs 4×4 |
Peu importe votre choix, la règle d’or reste la même : une fois ces points de départ franchis, vous entrez dans une zone où vous êtes l’unique responsable de vos déchets. Utilisez ces « sas » de propreté pour un dernier tri et pour vous conditionner mentalement : à partir de maintenant, tout ce qui entre avec vous doit ressortir avec vous.
L’erreur de photographier les habitants sans demander comme dans un zoo
Le respect à Mafate ne se limite pas à la gestion de vos poubelles. Il s’étend profondément au rapport humain. Il est essentiel de se souvenir que Mafate n’est pas un parc d’attractions thématisé ; c’est un lieu de vie, habité par environ 800 âmes, avec une histoire et une culture uniques. D’après le Parc National, le cirque accueille plus de 100 000 visiteurs chaque année. Ce ratio écrasant de plus de 125 touristes pour 1 habitant crée une pression immense et peut mener à des comportements déplacés, souvent involontaires.
L’un des plus courants est de photographier les habitants, leurs enfants ou leurs cases sans demander leur permission. Cela peut paraître anodin, mais c’est perçu comme une intrusion profonde, une objectification qui nie leur statut d’hôtes et les transforme en décor. Ce sentiment est d’autant plus blessant qu’il fait écho à l’histoire même de Mafate. Les premiers habitants du cirque étaient les « marrons », des esclaves qui ont fui les plantations pour conquérir leur liberté dans ces remparts inaccessibles. Ils ont cherché ici un refuge, un lieu où être enfin considérés comme des êtres humains et non des biens. Transformer leurs descendants en attraction touristique est une négation de cet héritage.
La dignité des lieux est indissociable de la dignité de ses habitants. Un simple « Bonjour », un sourire, et demander poliment « Est-ce que je peux vous prendre en photo ? » change absolument tout. La plupart du temps, la réponse sera positive et ouvrira la porte à un échange bien plus riche qu’un cliché volé. Respecter les gens, c’est la première étape pour respecter le lieu qu’ils habitent. Et un visiteur qui respecte les Mafatais est un visiteur qui comprendra naturellement pourquoi il ne doit pas laisser sa poubelle derrière lui. Le lien est direct : le déchet abandonné est une forme de mépris, une souillure laissée sur le pas de leur porte.
Hélicoptère ou marche : quand réserver le vol retour pour ne pas remonter à pied ?
L’hélicoptère est une image à double tranchant à Mafate. Pour de nombreux visiteurs, c’est une option de confort pour entrer ou sortir du cirque sans effort, offrant des vues spectaculaires. C’est un service touristique précieux. Mais pour mon travail et pour les habitants, l’hélicoptère est avant tout un outil de travail indispensable, une ambulance, un livreur, et… un camion-poubelle volant. Chaque fois que vous en voyez un, rappelez-vous qu’il pourrait aussi bien transporter des touristes que des vivres, un malade, ou les déchets que d’autres ont laissés.
Si vous envisagez un vol retour, la règle est simple : anticipez. Les places sont limitées et très demandées, surtout les week-ends et pendant les vacances scolaires. Réservez votre vol bien avant votre départ en randonnée, idéalement en même temps que vos gîtes. Attendre d’être sur place pour décider est le meilleur moyen de se retrouver sans solution et de devoir affronter une longue et pénible remontée non prévue, surtout avec des enfants ou si la fatigue s’est accumulée.
Mais au-delà de l’aspect pratique de votre propre confort, l’image de l’hélicoptère doit servir de piqûre de rappel constante. C’est le symbole ultime du fardeau logistique de Mafate.

Cette photo n’est pas une mise en scène. C’est le quotidien de la gestion des déchets dans le cirque. Ce « big bag » suspendu contient les poubelles des gîtes, des écoles, et malheureusement, les détritus abandonnés par des randonneurs indélicats. Chaque rotation a un coût carbone et financier énorme. Voir cet appareil fendre le ciel devrait vous faire réaliser le poids, au sens propre comme au figuré, de chaque emballage. Le confort des uns est rendu possible par une machine qui sert aussi à nettoyer la négligence des autres.
Repas créole en gîte ou pique-nique : quelle option soutient l’économie des Hauts ?
Votre choix de repas à Mafate a un impact direct et immédiat, non seulement sur la quantité de déchets que vous produirez, mais aussi sur l’économie locale. L’option la plus vertueuse est sans conteste de dîner et de prendre le petit-déjeuner dans les gîtes où vous dormez. Les Mafatais vivent principalement de l’agriculture et du tourisme, et les gîtes sont le cœur de cette économie en circuit ultra-court. En optant pour la demi-pension, vous faites bien plus que vous nourrir : vous valorisez les produits locaux (légumes, volailles), vous assurez un revenu direct à une famille et vous réduisez drastiquement vos propres déchets.
Le repas en gîte, c’est l’assurance d’un cari cuit au feu de bois, d’un rougail savoureux et d’un moment de partage. C’est une expérience authentique qui ne génère pour vous aucun emballage. C’est la solution « zéro déchet » par excellence. Bien sûr, le pique-nique reste une option valable, notamment pour le midi sur les sentiers. Mais là encore, il peut être pensé différemment.
Plutôt que de tout amener depuis le littoral, pourquoi ne pas acheter des fruits, des samoussas ou un gâteau « maison » dans une des petites boutiques d’îlet ? Vous allégez votre sac et vous soutenez l’économie locale. Si vous tenez à votre propre pique-nique, sa préparation en amont est la clé. Penser « zéro déchet » n’est pas compliqué et peut même devenir un jeu.
Votre plan d’action pour un pique-nique zéro déchet à Mafate
- Préparez des contenants réutilisables : Utilisez un bento ou une boîte en inox plutôt que des barquettes et du film plastique.
- Pensez aux emballages naturels : Privilégiez les fruits qui s’auto-emballent comme les bananes, ou les fruits de la passion.
- Emportez vos propres ustensiles : Un kit de couverts réutilisables et une éco-cup (gobelet) sont légers et évitent les déchets plastiques.
- Achetez en vrac avant de partir : Préparez vos mélanges de fruits secs ou de céréales dans des sacs en tissu pour éviter les sachets individuels.
- Hydratez-vous intelligemment : Comme vu précédemment, optez pour une gourde filtrante au lieu de multiplier les bouteilles en plastique.
En suivant ces quelques règles simples, vous transformez votre pause déjeuner en un acte positif pour le cirque, en minimisant votre empreinte et en participant à la préservation de ce lieu exceptionnel.
Espèces ou chèque : pourquoi la carte bancaire ne passe jamais à Marla ?
Vous arrivez au gîte après une longue journée, vous voulez régler votre nuitée ou acheter une boisson fraîche, et vous sortez votre carte bancaire. Oubliez. À Mafate, le plastique ne vaut rien. Ici, ce sont les espèces et les chèques qui sont rois. Cette réalité surprend souvent les visiteurs, mais elle est la conséquence directe de ce qui fait le charme de Mafate : son isolement total. Comme le souligne Clément du guide île Réunion Voyage :
Immense enceinte ovale de 14km sur 7km, c’est celui situé dans les hauts de Saint Paul, à l’Ouest. Il s’agit d’un lieu difficile d’accès, où aucune route ne mène encore, et qui est par conséquent tout ce qu’il y a de plus authentique et préservé sur l’île.
– Clément, Guide île Réunion Voyage
Cette « authenticité » a un corollaire technique : l’absence de réseau téléphonique et internet stable et fiable. Sans connexion, impossible pour les gîteurs et les commerçants d’utiliser un terminal de paiement électronique (TPE). Ce n’est pas un choix, c’est une contrainte technique absolue. Il n’y a, bien entendu, aucun distributeur automatique de billets dans tout le cirque. Anticiper est donc le maître-mot. Avant de commencer votre randonnée, vous devez prévoir suffisamment de liquide ou votre chéquier pour couvrir l’ensemble de vos dépenses prévues : gîtes, repas, boissons, et même un petit extra pour un achat imprévu.
Cette dépendance à l’argent liquide est une autre facette du fonctionnement en « système D » de Mafate. C’est une économie basée sur la confiance et la simplicité. Comprendre cela, c’est comprendre un peu plus l’âme du cirque. C’est accepter que les standards du monde « connecté » ne s’appliquent pas ici. Et tout comme vous devez vous adapter aux moyens de paiement locaux, vous devez vous adapter aux règles locales de gestion des déchets, qui découlent de ce même isolement. Tout est lié.
À retenir
- Le coût d’évacuation des déchets par hélicoptère à Mafate atteint 2 500 € par tonne, un fardeau payé par la collectivité.
- Remonter ses propres déchets n’est pas une option mais un acte de solidarité et de respect envers les 800 habitants du cirque.
- La solution pour réduire les déchets est double : privilégier la consommation locale (repas en gîte) et adopter des équipements « zéro déchet » (gourde filtrante, contenants réutilisables).
GR R1 ou R2 : lequel choisir pour une première traversée de 12 jours en autonomie ?
Pour les randonneurs au long cours qui s’attaquent à une traversée de plusieurs jours comme le GR R1 (Tour des Cirques) ou le GR R2 (traversée de l’île), la question des déchets prend une dimension encore plus critique. Le poids est l’ennemi du randonneur, et le poids des déchets accumulés sur 10 ou 12 jours peut devenir significatif. Le choix de l’itinéraire doit donc aussi se faire en conscience de cette contrainte.
Le GR R1, qui fait le tour de Mafate et passe par les cirques de Cilaos et Salazie, est globalement plus accessible pour une première grande randonnée. Son tracé vous fait régulièrement passer par des villages où il est possible de se ravitailler et, surtout, de trouver des points de collecte pour vider le sac poubelle qui grossit de jour en jour. L’autonomie requise est donc partielle, ce qui allège considérablement la charge mentale et physique liée aux déchets.
Le GR R2, en revanche, est une autre paire de manches. Il traverse des zones beaucoup plus isolées, notamment dans les Hauts de l’Est. L’autonomie y est quasi-totale. Les points de ravitaillement et d’évacuation des déchets sont extrêmement rares. S’engager sur le GR R2 en autonomie complète signifie que vous devrez porter la quasi-totalité de vos déchets du début à la fin. Cela peut représenter 3 à 4 kilos de déchets à la fin du périple. C’est un défi logistique qui demande une préparation minutieuse en amont pour minimiser chaque emballage. Pour un premier trek de cette envergure, le GR R2 peut vite transformer l’aventure en calvaire si cet aspect est sous-estimé.
L’expérience de nombreux randonneurs, même sur des boucles plus courtes comme le GR R3 (Tour de Mafate), le confirme : la gestion des déchets est un élément central du voyage. Comme le rappellent des habitués, « gardez vos déchets tout au long de votre périple pour les jeter chez vous ». C’est un mantra qui s’applique à tous, mais qui devient une règle de survie logistique sur les longs parcours.
Maintenant que vous comprenez le pourquoi du comment, la balle est dans votre camp. Chaque randonneur, par ses choix et ses gestes, devient soit une partie du problème, soit une partie de la solution. La prochaine fois que vous préparerez votre sac pour Mafate, pensez-y. Votre visite n’en sera que plus belle et plus respectueuse.
Questions fréquentes sur la gestion des déchets à Mafate
Peut-on payer par carte bancaire dans les gîtes de Mafate ?
Non, l’absence de réseau fiable empêche l’utilisation de terminaux de paiement. Prévoyez espèces ou chèques.
Y a-t-il des distributeurs automatiques dans le cirque ?
Non, il n’y a ni banque ni distributeur dans tout le cirque de Mafate. Retirez de l’argent avant de commencer votre randonnée.
Certains gîtes acceptent-ils les paiements en ligne ?
Oui, quelques gîteurs proposent de réserver et de payer votre séjour à l’avance directement sur leur site internet. C’est une bonne option pour alléger la quantité d’espèces à transporter.